Présentation 

Jean-Marc POULETAUT


Peintre Plasticien 

né en 1958

Tél.: 04.93.55.34.59 ou 07.69.48.01.85




Catalogue

Catalogue "la toile Hypertrophiée" par Jean-Marc POULETAUT

avec un entretien entre Max CHARVOLEN (artiste peintre enseignant) et Raphaël MONTICELLI (critique d'art) que vous pouvez ci-dessous après le bon de commande

et une introduction à la toile hypertrophiée par Jean-Marc Pouletaut (texte accessible en cliquant ici)

Caractéristiques de l'ouvrage : 22 illustrations en couleur ; format : 21 x 25 cm ; 28 pages ; parution mai 2015

Vous pouvez commander votre exemplaire en imprimant et en envoyant ce bon de commande accompagné de votre chèque à l'ordre de Jean-Marc POULETAUT à l'adresse suivante :

Jean-Marc POULETAUT, "Le Bellevue", Avenue Laurenti, 06500 MENTON



Faire voir ce que l'oeil ne peut voir


entretien entre Max Charvolen et Raphaël Monticelli

Raphaël Monticelli: C'est par ton intermédiaire que j'ai connu Jean-Marc Pouletaut

Max Charvolen: il était étudiant à l'école d'art de la Villa Arson, à Nice, quand
j'y enseignais. C'était à la fin des années 80. Quand il a quitté la villa, il a fait
de la critique d'art...

RM: c'est à ce titre qu'il venait dans la galerie que j'avais à l'époque...

MC: en même temps il avait une activité de peintre et positionnait son travail
par rapport au mouvement Supports Surfaces. Il était soutenu par le critique
Jacques Lepage. Jacques l'avait mis en rapport avec la maison des artistes
du Haut de Cagnes et Jean-Marc y avait fait une exposition.

RM: J'ai retrouvé son travail, toujours par ton intermédiaire, il y a quelque
temps. Je suis allé dans son atelier, et j'ai découvert un peintre
extraordinaire, unique en son genre... devenu aveugle et continuant à
peindre.

MC: ses difficultés progressives de vision se sont accentuées mais ça ne l'a
jamais empêché de travailler la peinture, et ça donne un travail sur la couleur
très particulier. C'est un travail sous forme de séries. L'une de ces séries est
liée à la traversée par la matière couleur de la trame d'une toile par différents
passages de couches de couleurs différentes.

RM: C'est bien le travail dont je parle... Je m'attendais à un art du volume, du
modelage, ou du bas relief, comme j'en ai vu fait par des mal voyants ou des
non voyants. Comme ce que réalise Claude Garrandès, ou ce qu'il fait
réaliser dans ses ateliers. Claude est prof de braille, artiste et éditeur, et il est
non voyant. Au lieu de cela Jean-Marc Pouletaut me sort des quantités d'oeuvres où
dominent l'à plat et les nuances colorées.

MC: Son travail se réalise en référence à la mémoire qu'il a du temps où sa
vision était moins dégradée qu'aujourd'hui c'est avec un assistant qu'il choisit
ses couleurs et qu'il les pratique, et c'est lui qui décide de tout.

RM: Ça soulève des quantités de questions... Pas seulement sur la façon
dont les aveugles compensent la vision perdue ou jamais acquise, mais aussi
sur les insuffisances visuelles de ceux qui sont voyants. Dans le cas de Jean-
Marc Pouletaut, il est très important de noter comme tu le fais qu'il travaille
avec sa mémoire des couleurs, et, plus généralement, sa mémoire de
l'espace et de la toile. Il est tout aussi important de préciser qu'il se fait
assister... Ça me fait penser que la plupart des artistes, à travers toute
l'histoire, ont eu, plus ou moins, recours à des assistants, pour des motifs fort
divers: pour répondre à des commandes, ou en raison de l'importance et des
difficultés de leur oeuvre, ou encore en raison des difficultés physiques qu'ils
rencontraient.
La situation de Pouletaut m'amène une deuxième série de reflexions...
D'autres peintres sont devenus accidentellement aveugles dans l'histoire...
Par exemple Rosalba Carriera, cette magnifique pastelliste vénitienne des
XVIIème- XVIIIème siècles, devenue aveugle à la suite d'une cataracte. Elle
arrête de peindre, devient folle, et en meurt... À la même époque, Diderot
s'interroge sur la façon dont les aveugles perçoivent le monde. Mais Il faut
attendre notre époque pour voir apparaître un intérêt pour la façon dont les
mal et non voyants peuvent percevoir l'art. Peuvent faire de l'art... En même
temps on s'interroge sur la façon dont les voyants perçoivent... ou ne
perçoivent pas les objets de l'art ou la réalité qui les entoure. Et de nombreux
artistes voyants commencent à travailler en aveugles... On s'aperçoit, en fait,
que la vision n'est que l'un des sens qui nous permet de nous représenter le
monde, et que de nombreux aspects de la réalité échappent à notre vision.
Je me rappelle ces lycéens à qui j'avais demandé quelle était la couleur des
toits des maisons qui se trouvaient en face de leur lycée. Ils les avaient
toujours vus rouges. Ils étaient bleus.
Jean-Marc fait partie des artistes qui nous apprennent que nous ne voyons
rien qui ne nous soit appris. Que voir n'est pas un acte immédiat. Que la
vision est une construction.

MC: Les questions que soulève le travail pictural de Jean-Marc Pouletaut,
ainsi que ses résultats plastiques sont très appréciables et s'inscrivent très
bien dans les transformation de notre rapport à la couleur.

RM: Tu as raison de revenir aux apports plastiques de son travail, notamment
en ce qui concerne la couleur. Je parlerais aussi de la couleur quand elle se
matérialise sur la toile. Pouletaut a choisi de passer la couleur, à plat, sur une
toile de moustiquaire. Une toile à grosse trame, faite de gros fils qui laissent
entre eux de grands espaces. La toile de moustiquaire ressemble à une toile
de lin ou de coton que l'on regarderait au microscope. D'après ce qu'il m'a dit,
c'est toi qui a suggéré le terme de "toile hypertrophiée". Le mot est
particulièrement bien choisi. Comme pour toute toile non apprêtée, la couleur
la traverse. Comme la trame est large, la couleur traverse davantage. Et on
obtient des rapports particuliers entre couleur et trame, ou entre couleurs...
Par certains côtés ça m'a fait penser aux oeuvres sur tarlatane de Noël Dolla.
Comme la tarlatane, la moustiquaire traversée par la couleur offre une
richesse visuelle, chromatique, des nuances de reflets. Plus que la tarlatane
elle est un espace d'une grande diversité tactile.
J'ai montré les oeuvres de Pouletaut à des aveugles, qui les ont touchées et
respirées. Ils m'ont parlé des sensations et émotions particulières qu'ils
ressentent du bout des doigts. Avec un vocabulaire de voyant, ils ont parlé de
vide et de plein -parfois en inversant ce que je voyais-, de lisse et de
rugueux... L'une d'entre eux m'a parlé de chaleur plus ou moins forte. Cela
dépasse mon vocabulaire de voyant, mes capacités tactiles et émotives.

MC: il y a aussi, dans la peinture de Pouletaut, une procédure préétablie qui
concerne la façon de passer la couleur, l'ordre dans lequel elle est passée,
dans la durée du travail et dans le format de la toile. Cette procédure pourrait
être aussi bien celle d'un voyant. Son travail a d'autres enjeux: en travaillant
sur la couleur à partir de sa mémoire visuelle et grâce à sa pratique assistée,
Il explore comme personne notre rapport à la couleur... Cette exploration
nous introduit dans une relation différente à nos habitudes visuelles. En
développant sa peinture, Jean-Marc Pouletaut enrichit notre vision.

Max Charvolen est artiste peintre. Il a enseigné dans les écoles d'art de
Marseille et de Nice.
Raphaël Monticelli est poète et critique d'art, membre de l'association
internationale des critiques d'art. Il a été enseignant, et a conduit des
expérimentations sur l'éducation artistique auprès de mal et non-voyants.

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EXPOSITIONS

Expositions personnelles

Les photos des toiles hypertrophiées, au format moyen de 70 x 70 cm, , se présentent ci-après sous la forme de séries de 10 toilles dont 2 sont représentées sous forme de dyptique à l'exception de la série 16.

Veuilez comparer les deux toiles de chaque diptyque. Malgré l'utilisation de la même technique et des mêmes couleurs, les détails ne sont pas les mêmes. D'où la fonction aléatoire de la peinture due à la toile de mousquetaire autrement dit la toile hypertrophiée.

Exposition en cours

Toiles hypertrophiées série 16

 Album de 10 toiles série 16  

 

Toiles hypertrophiées séries 7 à 15, 17 à 20

Toiles 1-2 (série 7 : rouge, bleu, jaune sur fond blanc)
Toiles 1-2 (série 8 : rouge, bleu, jaune sur fond gris)
Toiles 1-2 (série 9 : rose, bleu, vert, blanc)
Toiles 1-2 (série 10 : rouge, bleu, jaune sur fond gris)
Toiles 1-2 (série 11 : bleu, vert)
Toiles 1-2 (série 12 : rouge, marron)
Toiles 1-2 (série 13 : rouge, vert, blanc)
Toiles 1-2 (série 14 : noir, blanc)
Toiles 1-2 (série 15 : rouge, or)Toiles 1-2 (série 17 : bleu, orange
Toiles 1-2 (série 18 : jaune, violetToiles 1-2 (série 19 : gris sur fond blanc)
Toiles 1-2 (série 20 : rouge sur fond blanc)

 

Toiles hypertrophiées série 6

Album de 10 toiles série 6

Décembre 2016                               Toiles hypertrophiées, Galerie Qvadrige, La Diane Française, Nice

Mai 2015                                        Toiles hypertrophiées, Office du tourisme, L'isle Jourdain (Gascogne Toulousaine)

Mai 2014                                        Calligraphies, Hôtel Calicéo, Saint-Paul de Dax

Mai 2013                                        Toiles hypertrophiées, Hôtel Calicéo, Saint-Paul de Dax

Octobre 2012                                  Toiles hypertrophiées (séries 1 à 5), Musée de la tannerie, La Ferrière-sur-Risle

Toiles 1-2 (série 4 : blanc, noir, jaune, violet)

Toiles 1-2 (série 5 : blanc, noir, rouge)


Janvier 2012 
                                       Toiles hypertrophiées série 2 (rouge, vert, bleu, orange), Hall de la mairie, Compiègne

Commentaires

Album de 10 toiles série 2

Novembre 2011                                        Toiles hypertrophiées série 3 (rouge, bleu, vert, orange), Maison Fontdivina, Beausoleil

Album de 12 toiles série 3

Octobre 2010                                       Toiles hypertrophiées série 1 (blanc, noir, rouge, vert)

Album de 10 toiles série 1

Décembre 2001                    Toiles hypertrophiées série 0, Maison des Artistes, Cagnes sur Mer

Commentaires

Album 2001 (9 extraits)


Janvier 1998
                         « L’Empire du Signe », empreintes et calligraphies, atelier de la Lanterne, Nice


Juillet 1991
                            « La Toile Hypertrophiée », Galerie Art Sud, Toulouse

Galerie d'oeuvres


Expositions collectives

     

Les calligraphies de Jean-Marc Pouletaut s'expriment en superposant des formes et des lignes en une fuite éperdue liée aux mouvements de la main et du poignet, libérant ainsi l'énergie de la création artistique.

Des arabesques se dessinent à l'horizon du trait, enveloppant plus ou moins des rapports de masses entre elles.

Différence et répétition, tel est le thème principal du travail de recherche de l'artiste.

Le même geste donne des résultats différents. Des veines de lumière blanche traversent la matière noire rouge ou bleue éclatée de l'encre de Chine.


Projet d'exposition de 3 triptyques de calligraphies noires, rouges et bleues au format A4, encre de Chine

 Calligraphies au format 50cm x 65cm, encre de Chine (5 extraits horizontaux,  5 extraits verticaux)

Calligraphies au format A4, encre de Chine (12 extraits)

 

20, 21, 22  Octobre 2017         « Toiles hypertrophiées  », Carrousel du Louvre, Paris

      Toiles Paris

Octobre 2017         « Toiles hypertrophiées  », Salon Réalités Nouvelles, Paris

      Toiles RN 2017

Juin à octobre 2015         « Toiles hypertrophiées  », Exposition universelle à Milan

      Toiles_Milan

Septembre 2012, 2013, 2014         « Toiles hypertrophiées  », Salon d'Art à Spoletto (près de Rome)

Septembre 1996                     « Les Mains Sales », 2,40 x 10 m, Salon Direct-Art, Nice, 2éme mention spéciale du jury

Cette toile a été sélectionnée parmi les 10 meilleures du point de vue de la créativité sur 700 artistes exposants.

      Toile "Les mains sales"

      Album 1996 (5 extraits)

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CURRICULUM VITAE

Activité professionnelle

Novembre 1991 - Janvier 1994

                         Journaliste et critique dans « La Côte des Arts », mensuel

                         des Arts, secteur des Alpes Maritimes, 2éme  département après Paris sur le plan artistique

                                             

Formation

 1988-1989                  Atelier Max Charvolen, peinture, Ecole  EPIAR (Ecole Pilote   Internationale d’Art et de Recherche),

                                    Villa Arson, Nice,

                                    Initiation à la recherche en art contemporain

 
1986-1988                   Atelier de Jean-Michel Gagnard, Stéphane Delianis, Arts Plastiques EPIAR

                                      (Ecole Pilote Internationale d’Art et de Recherche), Villa Arson, Nice


    

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